Immergé depuis des années dans la culture urbaine de la scène bordelaise, designer et passionné par la typographie, c’est naturellement que Benoît Cannaferina s’intéresse au graffiti. Le graffiti, signature et autoportrait éphémère, associé à un vandalisme prémédité. Cette réappropriation de l’espace public par ces artistes «sauvage» dérange. Dans une société ancrée dans l’héritage et la transmission, Il est la trace de la remise en question de la propriété et marque le désordre
C’est en 2022 que le photographe s’intéresse à la production du graffeur Ros. Mais pas n’importe laquelle, celle qui trouve sa place dans les paysages oubliés, là où la nature à repris sa place et où les éléments sont marqués par le temps. Ceux qui justement ont été abandonnées par leurs propriétaires.
Peu à peu un travail à quatre mains se met en place. Ros évolue dans l’univers de l’interdit, chaque minutes comptent, les traits doivent être précis et rapides malgré l’urgence. Benoît lui, fige ce moment, le rendant, intemporel. Comme une expiration après avoir retenu son souffle, le calme revient.
La symbiose entre les deux artistes se retrouve jusque dans leurs choix artistiques. Pour Ros un traitement en chrome et noir, pour Benoît le choix du noir et blanc. Pour chacun c’est un traitement brut, sans retouche. La recherche commune du support aussi esthétique qu’accessible dépasse les contraintes du graffitis.
Ce binôme «désordinaire» pousse à la réflexion. En sortant le graffiti de son contexte citadin, Ros déconstruit les préjugés et rompt avec le Hip Hop. Désormais seules les photos peuvent être vues et le blase se confond avec l’œuvre du photographe, remettant en cause la dualité entre anonyme et notoriété du graffiti. Benoît quant à lui interroge sur la ruralité, les déplacements de population, l’abandon de la structure, les zones mortes.
Benoît Cannaferina floue les limites entre l’œuvre et le sujet. Le graffiti, production éphémère, trouve son intemporalité sur le support photographique. Comme une mise en abîme, le grapheur devient artiste au travers de l’objectif du photographe.
C’est par cette danse que Benoît Cannaferina et Ros se confondent, renvoyant l’un et l’autre, comme un jeu de miroir sans fin, les questions sans réponses: quelle est l’œuvre? le graffiti ou la photo? Qui est l’artiste Ros ou Benoît?
Immergé depuis des années dans la culture urbaine de la scène bordelaise, designer et passionné par la typographie, c’est naturellement que Benoît Cannaferina s’intéresse au graffiti. Le graffiti, signature et autoportrait éphémère, associé à un vandalisme prémédité. Cette réappropriation de l’espace public par ces artistes «sauvage» dérange. Dans une société ancrée dans l’héritage et la transmission, Il est la trace de la remise en question de la propriété et marque le désordre
C’est en 2022 que le photographe s’intéresse à la production du graffeur Ros. Mais pas n’importe laquelle, celle qui trouve sa place dans les paysages oubliés, là où la nature à repris sa place et où les éléments sont marqués par le temps. Ceux qui justement ont été abandonnées par leurs propriétaires.
Peu à peu un travail à quatre mains se met en place. Ros évolue dans l’univers de l’interdit, chaque minutes comptent, les traits doivent être précis et rapides malgré l’urgence. Benoît lui, fige ce moment, le rendant, intemporel. Comme une expiration après avoir retenu son souffle, le calme revient.
La symbiose entre les deux artistes se retrouve jusque dans leurs choix artistiques. Pour Ros un traitement en chrome et noir, pour Benoît le choix du noir et blanc. Pour chacun c’est un traitement brut, sans retouche. La recherche commune du support aussi esthétique qu’accessible dépasse les contraintes du graffitis.
Ce binôme «désordinaire» pousse à la réflexion. En sortant le graffiti de son contexte citadin, Ros déconstruit les préjugés et rompt avec le Hip Hop. Désormais seules les photos peuvent être vues et le blase se confond avec l’œuvre du photographe, remettant en cause la dualité entre anonyme et notoriété du graffiti. Benoît quant à lui interroge sur la ruralité, les déplacements de population, l’abandon de la structure, les zones mortes.
Benoît Cannaferina floue les limites entre l’œuvre et le sujet. Le graffiti, production éphémère, trouve son intemporalité sur le support photographique. Comme une mise en abîme, le grapheur devient artiste au travers de l’objectif du photographe.
C’est par cette danse que Benoît Cannaferina et Ros se confondent, renvoyant l’un et l’autre, comme un jeu de miroir sans fin, les questions sans réponses: quelle est l’œuvre? le graffiti ou la photo? Qui est l’artiste Ros ou Benoît?